Blogue du DG : La beauté des biens communs

L’expression « tragédie des biens communs » a été popularisée (bien qu’il ne l’ait probablement pas inventée) par l’écologiste Garrett Hardin dans son célèbre article publié en 1968. Elle a évolué au fil du temps pour décrire des situations dans lesquelles des individus prennent, dans leur intérêt personnel, des décisions concernant des ressources de propriété commune qui mèneront à terme à l’épuisement de ces ressources au détriment du bien commun. Au cours de mes 40 ans de carrière dans le domaine de la gestion des ressources, la tragédie des biens communs a souvent été invoquée comme justification à l’épuisement des ressources naturelles que nous partageons.

À mon sens, les « biens communs » devraient être considérés comme une chose merveilleuse.

Photo: Pas de cadenas, pas de clôtures. Le fils de Cam, Evan, profite de la « beauté des biens communs » sur la rivière des Outaouais.

J’ai grandi en Écosse dans les années 60 et mon grand-père m’emmenait pêcher. Il gagnait dix livres par semaine en travaillant dans une fonderie (environ 30 $), mais il était prêt à en sacrifier une pour obtenir la clé d’un portail donnant accès à un lac privé entouré d’une clôture (un étang) pour une journée de pêche.

Aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir profiter de lieux de pêche de premier rang en Ontario : plus de 250 000 plans d’eau dont l’accès me coûte moins cher à l’année qu’une caisse de bières (en respectant la législation, bien entendu!).

La durabilité des ressources partagées doit aller de pair avec une responsabilité partagée. Les pêcheurs et les chasseurs doivent continuer à jouer un rôle important dans la conservation et cela ne se limite pas à l’achat d’un permis.  Chez Habitat Faunique Canada, nous avons la chance de supporter de nombreux groupes de chasseurs et de pêcheurs au pays qui sont impliqués dans des activités de conservation et d’intendance afin de veiller à ce que la « beauté des biens communs » se perpétue pour les générations à venir.

Ne considérez pas ce privilège comme acquis. Impliquez-vous!

Cameron Mack
Directeur général
Habitat faunique Canada