Intendance et conservation des milieux humides et riverains de l’Est-du Québec, 2015-16

Final Report: Intendance et conservation des milieux humides et riverains de l’Est-du Québec – 2015-16

Les buts et les objectifs

Ce projet comprend deux buts : 1) la protection de milieux humides et riverains par l’acquisition de terrains ainsi que par les interventions directes menées lors d’activités d’intendance; 2) l’amélioration de l’habitat faunique par la sensibilisation de propriétaires et des usagers de ces milieux humides, tels que les chasseurs. Les propriétaires ciblés pourront, s’ils le veulent, s’engager dans un processus de protection légale de leur terrain, alors que les différents usagers pourront bénéficier d’activités d’interprétation données par un guide, les sensibilisant à la valeur faunique des milieux humides. Également, ces activités permettront à CNC de renforcer la collaboration avec ses partenaires locaux, tels que le Comité de concertation du barachois de Malbaie (CCBM), ainsi qu’avec la communauté, plus particulièrement les chasseurs, dans le but de renforcir la capacité locale permettant l’amélioration des habitats fauniques d’intérêt dans ces aires naturelles.

Ce projet d’intendance et de protection des milieux humides vise à mettre en œuvre les actions prioritaires identifiées dans les Plans de conservation des aires naturelles des Trois-Frontières et des Habitats côtiers de la Gaspésie, plan qui comprendra les secteurs de la baie des Chaleurs et des Îles de la Madeleine à partir de juin 2015. Ce projet rejoint également les priorités du Plan conjoint des habitas de l’Est (PCHE).

Les résultats d’habitats qui seront soutenus par la contribution d’HFC

HFC participera financièrement au courant de l’année financière 2015-2016 aux résultats suivants :

  1. Augmenter la superficie des milieux humides et riverains : Négociations avec 11 propriétaires fonciers possédant des milieux humides ou riverains constituant des habitats fauniques dans le but de conserver à perpétuité ces milieux (environ 468 ha / 1 156 ac). CNC vise à obtenir au moins une évaluation foncière et concrétiser l’acquisition pour au moins une propriété, pour laquelle les négociations sont bien avancées. Pour les autres propriétaires rencontrés, HFC soutiendrait les initiatives de conservation volontaire en milieu privé, représentant 468 ha / 1 156 ac d’habitats.
  2. Mettre en œuvre des mesures de gestion pour assurer la vocation de conservation : Réalisation d’au moins un plan de gestion pour une propriété nouvellement acquise permettant d’identifier les actions prioritaires pour la conservation des milieux humides et d’établir les indicateurs d’efficacité de nos interventions; surveillance et suivi de l’intégrité écologique sur 34 propriétés et servitudes constituant l’habitat privilégie d’espèces de sauvagine (près de 550 ha/ 1359 ac de terres humides et de terres hautes associées); installation de 25 balises identifiant les aires nouvellement protégées; renforcement du Comité de concertation du barachois de Malbaie (CCBM) par des rencontres où l’expertise de chacun sera partagée. Les initiatives du CCBM qui rencontreront les mêmes objectifs de gestion que CNC seront donc appuyées.
  3. Promouvoir la contribution des chasseurs relativement à la conservation des habitats : Rencontres avec les usagers des milieux humides et les chasseurs pour développer des partenariats et les impliquer dans la protection des habitats des espèces de sauvagine; concertation et rencontres avec la fédération des chasseurs de la Gaspésie Îles-de-la-Madeleine; renouvellement des ententes et signature d’une nouvelle entente avec un chasseur ou groupe de chasseurs ayant des activités sur les propriétés protégées. Ces initiatives, qui bénéficieraient de la contribution de HFC, visent à améliorer la protection des habitats utilisés par les chasseurs dans les milieux humides et riverains, totalisant 2 850 ha (7042 ac) dans l’aire naturelle.
  4. Sensibilisation des usagers et mise en valeur des milieux humides et riverains : Réalisation d’au moins 15 activités de sensibilisation des usagers des milieux humides et riverains à l’importance de leur protection, par un guide-interprète qualifié. Embauché à cette fin, le guide-interprète pourra utiliser les outils d’interprétation déjà en place afin d’impliquer ces différents usagers dans la protection de ces milieux. Un bilan démontrant l’achalandage et le nombre d’activités réalisées permettra d’identifier clairement les résultats en termes de personnes sensibilisées. La phase 1 de cette activité ayant été réalisée en 2014 aura permis de rejoindre plus de 700 personnes au cours de l’été, justifiant la pertinence d’une telle mesure.

Quels sont les avantages du projet pour la sauvagine, les espèces associées aux terres humides et d’autres espèces fauniques?

Grâce à la protection et l’intendance d’habitats fauniques clés pour la sauvagine, le présent projet maintien des populations de sauvagine, que ce soit en Gaspésie, au Bas-Saint-Laurent ou aux îles de la Madeleine, dans la région de conservation des oiseaux. Les milieux humides estuariens et riverains ciblés abritent aussi bon nombre d’espèces fauniques qui dépendent de ces milieux, tels que le canard noir, l’eider à duvet, l’arlequin plongeur et le garrot d’Islande.

La pertinence quant à la planification, la prise de décisions et/ou la gestion de l’habitat

L’objectif de CNC est de protéger à long terme la qualité des habitats présents sur ses propriétés protégées. Dans cette optique, ce projet permettra la protection de la diversité biologique et favorisera ainsi le bien-être des générations présentes et futures. Ce projet aura également des incidences plus directes sur les habitats présents dans les aires naturelles des Trois-Frontières et des Habitats côtiers de la Gaspésie, comprenant le secteur des Îles de la Madeleine. Plus précisément, elles porteront sur la conservation des terres humides par l’augmentation de la superficie protégée de ces milieux, ainsi que l’amélioration de ceux-ci par les interventions directs sur le terrain, la sensibilisation des organismes locaux et des utilisateurs du milieu et l’implication de divers partenaires. Au cours des quatre prochaines années, CNC poursuivra l’objectif d’augmenter la superficie protégée à 725 hectares dans l’aire naturelle des Habitats côtiers de la Gaspésie. CNC vise aussi à améliorer son réseau d’aire protégé aux îles de la Madeleine et à le débuter dans le Bas-du-Fleuve, via la mise en œuvre du plan de conservation des Trois-Frontières, avec l’objectif d’y protéger une superficie de 200 hectares. Les actions combinées de protection, d’intendance et de sensibilisation bénéficieront aux espèces de sauvagine et leurs habitats. La vision à long terme de l’efficacité de ces actions comprend une augmentation des effectifs de sauvagine fréquentant des milieux humides de qualité, ainsi qu’une conscientisation générale des chasseurs et des usagers de ces milieux. Étant davantage sensibilisés à la valeur écologique de leur territoire, les résidents sont plus enclin à s’engager dans des démarches de conservation volontaire ou à modifier leur comportement pour atteindre les mêmes objectifs. Pour y arriver, CNC emploie du personnel compétent travaillant à partir de la Gaspésie.

Une description de l’emplacement du projet

  1. Province : Québec

iii. La municipalité/le comté : MRC Rocher-Percé, Côte-de-Gaspé, Bonaventure, Avignon, La Mitis et Îles-de-la-Madeleine

  1. Le type d’habitat : milieux humides (tourbière, pré humide, marais d’eau douce, lagune, marais d’eau salée, marécage) et milieux riverains (rives côtières, falaises, ravins)
  2. Autres détails pertinents en relation à l’emplacement :

Ce projet sera réalisé dans l’aire naturelle des Habitats côtiers de la Gaspésie, ainsi que dans l’aire naturelle des Trois-Frontières. La première aire naturelle couvre une superficie de 2 845 kilomètres carrés et appartient à l’écorégion des Appalaches nordiques et de l’Acadie. Elle est délimitée à l’est par le golfe du Saint-Laurent et à l’ouest par le piedmont de la chaîne des Appalaches. Plus spécifiquement, le projet se déroulerait dans seize secteurs prioritaires, qui sont localisés en annexes 1 et 2.L’archipel des Îles de la Madeleine quant à lui est formé de quinze îles et a une superficie de 360 km2 dont 160 km2 seulement représente un espace constructible, le reste étant des milieux naturels incluant les baies, lagunes et autres milieux inondables. Ces milieux sont souvent enclavés entre deux cordons dunaires et abritent une faune et une flore très diversifiée. L’aire naturelle des Trois-Frontières couvre une superficie de 8 693 kilomètres carrés et chevauche le Québec, le Nouveau-Brunswick et le Maine. Cette aire naturelle est reconnue comme l’une des plus importantes de l’écorégion pour sa faune et sa biodiversité. Le projet dans cette aire se déroulerait dans le secteur de la rivière Restigouche, une rivière à saumon se déversant dans la baie des Chaleurs, ainsi que dans le secteur du Lac Métis

Le contact du projet

Pour obtenir plus de renseignements sur ce projet, veuillez SVP vous adresser à Camille Bolduc, chargée de projet Gaspésie-Les-Îles, Gaspé, QC.