Merci aux chasseurs

Les chasseurs de sauvagine portent une longue et fière histoire de la conservation de la faune et de l’habitat au Canada et en Amérique du Nord. En plus d’acheter le Timbre sur la conservation des habitats fauniques au Canada (aussi connu sous le nom de Timbre du canard canadien) pour valider leur permis annuel de chasse aux oiseaux migrateurs, ils paient d’autres droits de permis qui appuient directement la gestion de la faune. Beaucoup d’entre eux assistent à des repas et à des activités organisés pour amasser des fonds appuyant des projets de conservation et offrent leur temps pour participer bénévolement à des comités et à des projets qui desservent la faune.

De nombreuses organisations vouées à la conservation comptent fortement sur l’appui des chasseurs. Par exemple, les chasseurs appuient largement des organismes de conservation comme Canards Illimités Canada, Delta Waterfowl, l’Ontario Federation of Anglers and Hunters (la fédération des pêcheurs et chasseurs de l’Ontario) et La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs. Ces quatre groupes, et beaucoup d’autres, reçoivent des subventions d’Habitat faunique Canada, qui appuie activement les initiatives gouvernementales et privées de conservation et prête main-forte à la réalisation de ces dernières.

À Habitat faunique Canada, nous réussissons à contribuer et à épauler la conservation de l’habitat faunique grâce à la chasse à la sauvagine. Nous devons déployer davantage d’efforts dans la promotion et l’augmentation de la participation à la chasse à la sauvagine. La chasse à la sauvagine apporte environ 327 millions $ par année à l’économie, soit environ 18 p. cent du montant de 1,8 milliard $ attribuable à la chasse et au piégeage. Cette contribution économique n’est pas facile à remplacer par d’autres activités liées à la nature. Par exemple, un chasseur de sauvagine dépasse en moyenne près de sept fois ce que dépense quotidiennement un observateur d’oiseau. Ce qu’il faut retenir pour l’avenir de la conservation, c’est que les chasseurs et les trappeurs dépassent de plus de trois fois la participation nationale moyenne à des activités de conservation de la nature (Canadiens âgés de plus de 18 ans — Enquête canadienne sur la nature de 2012).

 

 

 

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L’importance de la chasse

Le grand public a besoin de comprendre que la chasse est aujourd’hui autant un outil de gestion de la faune qu’une activité récréative. Des études récentes ont montré que dans certains endroits en Amérique du Nord où il y a une surabondance de faune – comme le cerf de Virginie, ces animaux sont considérés comme nuisibles. La faune finit alors par perdre sa valeur intrinsèque et les gens s’éloignent de la nature.

Nous voyons cette perte de valeur dans la nouvelle génération d’enfants qui passent plus de temps à l’intérieur à regarder la télévision et à jouer aux jeux vidéo qu’à jouer dehors. Des études ont démontré que ces enfants souffrent de ce qui a été appelé un « trouble déficitaire de la nature ». En gros, les enfants ne se sentent plus liés au monde naturel et ne comprennent pas pourquoi il faut préserver la santé des populations fauniques et les habitats fauniques.

Puisque les enfants sont notre avenir et seront éventuellement responsables de la faune et de nos autres ressources naturelles, il est essentiel qu’ils comprennent que nous faisons partie de la nature et que notre bien-être est directement relié à la façon dont nous gérons l’environnement.

Bon nombre d’organisations et de particuliers coordonnent des programmes de mentorat à l’intention des jeunes pour transmettre les compétences et les connaissances de la chasse à la génération de demain. Et ces programmes dépassent de loin la transmission d’informations sur les divers aspects de la chasse : ils enseignent entre autres aux jeunes l’importance de préserver les habitats terrestres et aquatiques, la diversité biologique et la biodiversité.

La plupart des chasseurs sont passionnés par la faune. Beaucoup d’entre eux s’efforcent d’enseigner aux jeunes l’importance de préserver la qualité des habitats fauniques pour les futures générations, y compris les non-chasseurs, afin qu’elles puissent apprécier la diversité et l’abondance des espèces fauniques que nous avons présentement.

Marais Delta, programme de chasse encadrée

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  « Kim a tué son premier canard il y a trois ans à la chasse pour les femmes au marais Delta. De cette première expérience est née sa passion pour la chasse et le sens de redonner à notre patrimoine de chasse. Depuis, elle est devenue une mentore dévouée, une capitaine de chasse à la sauvagine pour les jeunes à Brandon (MB) ainsi qu’une instructrice de sécurité en matière de chasse pour la MWF. En outre, elle souhaite devenir une instructrice de plein air pour les femmes. Kim a activement recruté des volontaires au sein de la communauté de Brandon pour qu’ils prennent part à divers événements de promotion du programme de chasse encadrée. Elle symbolise tout ce que nous espérions créer au moyen de notre programme de chasse encadrée et elle le transmet en cherchant à créer davantage de mentors au Manitoba et de chasseurs de sauvagine. » [Traduction] – Photo et extrait publiés avec la permission de la Fondation Delta Waterfowl.